Le droit à l’ alimentation représente, non
seulement droit à l’ accès individuel ou collectif,
de façon régulière et permanente, à une alimentation
quantitative et qualitativement adéquate et suffisante,
mais aussi l’ accès aux moyens nécessaires pour la produire,
de façon à ce qu’ elle se corresponde avec les traditions
culturelles de chaque population et qu’ elle garantisse une
vie physique et psychique satisfaisante et digne.
Déjà à l’ occasion de la Déclaration Universelle des
Droits Humains promulguée en 1948, on inclut ce droit, exactement
dans l’ article 25, qui reconnaît le droit de « toute personne (a droit)
à un niveau de vie correct qui lui assure, lui et sa famille, la santé et
le bien-être, notamment l’ alimentation ».
D’ après l’ Organisation pour l’ Agriculture et l’ Alimentation,
la FAO, en 2009 il y avait dans le monde 1.020 millions de personnes
souffrant de la faim et environ 2000 millions en plus souffrent
la « faim occulte » ; c’ est à dire, de graves manques d’ oligoéléments
qui empêchent le développement de leurs capacités et fonctions vitales.
L’ homme est, en toute probabilité, la plus grande manifestation d’ ignominie
de l’humanité, car il existe les ressources et ce qui manque, une fois de plus,
c’ est la volonté politique pour que toutes les personnes puissent exercer leur
droit à l’ alimentation.
75% des personnes souffrant de la faim et de la sous-alimentation sont
des travailleurs du milieu rural, de petits agriculteurs, des paysans sans
terre, des communautés indigènes, des bergers ou des pêcheurs qui n’ ont pas
accès aux moyens nécessaires pour produire les aliments dont ils ont besoin
pour mener une vie pleine et digne. Cependant, la disponibilité d’ aliments
par habitant s’ est vue augmentée en au moins 20% depuis 1960. Il ne s’ agit
donc pas d’ un problème de manque d’aliments. C’ est dans l’ exclusion et
dans la vie marginale dont souffrent des millions de personnes pour des
raisons structurelles qu’ il faut chercher les racines de la faim du XXIe
siècle ; et les solutions fondamentales pour la faire disparaître passent
par des mesures politiques qui entraînent un changement des structures sociales
et économiques.
La lutte contre la faim a été une constante dans la coopération internationale ;
cependant, elle n’ a pas toujours été réalisée en abordant les causes. Tout au
long du siècle dernier et ces premières années du siècles actuelle, la communauté
internationale a mis en marche de différentes initiatives
pour lutter contre la faim.
En plus de la reconnaissance du droit à une alimentation adéquate
comme droit humain dans la Déclaration Universelle des Droits Humains
et dans le Pacte International de Droits Economiques, Sociaux et culturels
lors du Sommet de l’ Alimentation de 1996, on a approuvé la Déclaration de
Rome sur la Sécurité Alimentaire Mondiale, lors de laquelle les Etats qui
ont participé au Sommet s’ engagèrent à réduire le nombre de personnes
sous-alimentées avant l’ année 2015. Cet engagement fut renouvelé cinq
ans plus tard par la FAO à l’ occasion du Sommet Mondiale de l’ Alimentation,
organisé à Rome, du 10 au 13 juin 2002. Cet accord incorporé comme l`un des
Objectifs de Développement du Millénium. Le Conseil de la FAO a approuvé en
2004 les « Directrices Volontaires pour la réalisation progressive du droit
à une alimentation adéquate dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale ».
En Décembre 2008, on a approuvé le texte du Protocole Facultatif se rapportant
au Pacte International relatif aux les Droits Economiques, Sociaux et Culturels
qui permettra, une fois qu’ il entre en vigueur, la présentation de dénonces de
violations de ce type de droits et, par conséquent, du droit à l’ alimentation.
Après avoir, pendant plusieurs décennies, envisagé la lutte contre al faim
en pensant que le problème de la faim se résoudrait para
l’amélioration du fournissement d’ aliments aux personnes qui souffrent ce
problème, la FAO a incorporé à la lutte contre la faim la considération des
causes qui la produisent et reconnaît qu’ il ne s’ agit pas d’ un problème de
manque d’ aliments, mais que le problème principal est la difficulté ou le
manque d’ accès aux propres aliments ou aux moyens de les produire. Seulement
les pays qui ont augmenté leur investissement dans le milieu rural ont amélioré
leur indicateurs de la lutte contre la faim.
Les organisations de paysans des pays en voie de développement lancent
le concept de souveraineté alimentaire, le droit des individus, des peuples
et des communautés à définir leurs politiques et stratégies agricoles et
alimentaires pour la production et distribution soutenable des aliments.
La souveraineté alimentaire exige :
- donner la priorité aux marchés locaux qui se basent sur les exploitations paysannes et familiales.
- Assurer les prix justes pour les paysans.
- Garantir l’ accès à la terre, à l’ eau, aux forêts et aux autres moyens de production.
- Investissement publique pour encourager l’ activité productive familiale et communicative.
La campagne « Droit à l’ alimentation- Urgent » soutenue par Acción contra
el Hambre, Ayuda en Acción, Cáritas Española, Ongawa et Prosalus,
propose: