Le droit à l’ alimentation est le droit à l’ accès
individuel ou collectif, de façon régulière et permanente,
à une alimentation quantitative et qualitativement adéquate
et suffisante, ainsi que l’ accès aux moyens nécessaires
pour la produire, de façon à ce qu’ elle se corresponde avec
les traditions culturelles de chaque population et qu’ elle
garantisse une vie physique et psychique satisfaisante et digne.
D’ après l’ Organisation pour l’ Agriculture et l’ Alimentation,
la FAO, en 2009 il y avait dans le monde 1.020 millions de personnes
souffrant de la faim, auxquelles il faut ajouter environ 2000 millions
souffrant de la « faim occulte » ; c’ est à dire, de graves manques
d’ oligoéléments qui empêchent le développement de leurs capacités
et fonctions vitales.
75% des personnes souffrant de la faim et la sous-alimentation sont
des travailleurs du milieu rural, de petits agriculteurs, des paysans
sans terre, des communautés indigènes, des bergers ou des pêcheurs
qui n’ ont pas accès aux moyens nécessaires pour produire les aliments
dont ils ont besoin pour mener une vie pleine et digne. Cependant,
la disponibilité d’ aliments par habitants s’ est vue augmentée
en au moins 20% depuis 1960. Il ne s’ agit donc pas d’ un problème
de manque d’aliments. C’ est dans l’ exclusion et dans la vie marginale
dont souffrent des millions de personnes pour des raisons structurelles
qu’ il faut chercher les racines de la faim du XXIe siècle ; et les solutions
fondamentales pour la faire disparaître passent par des mesures politiques
qui entraînent un changement des structures sociales et économiques.
En plus de la reconnaissance du droit à une alimentation adéquate comme
droit humain dans la Déclaration Universelle des Droits Humains et dans le
Pacte International de Droits Economiques, Sociaux et culturels lors du Sommet
de l’ Alimentation de 1996, on a approuvé la Déclaration de Rome sur la Sécurité
Alimentaire Mondiale, lors de laquelle les Etats qui ont participé au Sommet s’
engagèrent à réduire le nombre de personnes mal nourries avant l’ année 2015. Cet
engagement a été renouvelé à l’ occasion du Sommet Mondiale de l’ Alimentation,
organisé cinq ans plus tard par la FAO à Rome, du 10 au 13 juin 2002, qui a
été également incorporé comme l`un des Objectifs de Développement du Millénium.
Le Conseil de la FAO a approuvé en 2004 les « Directrices Volontaires pour la
réalisation progressive du droit à une alimentation adéquate dans le contexte de
la sécurité alimentaire nationale ».
En Décembre 2008, on a approuvé le texte du Protocole Facultatif
pour les Droits Economiques, Sociaux et Culturels qui permettra,
une fois qu’ il entre en vigueur, la présentation de dénonces de
violations de ce type de droits et, par conséquent, du droit à l’ alimentation.
La campagne « Droit à l’ alimentation- Urgent » soutenue par Acción contra el
Hambre, Ayuda en Acción, Cáritas Española, Ongawa et Prosalus, propose: